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Famille

Parents aidants : prendre soin de soi aussi

Un nouveau-né blotti contre la main de son parent

Quand on parle d’aidants, on pense souvent aux personnes qui accompagnent un parent âgé. Mais certains deviennent aidants dès les premiers jours de leur enfant : prématurité, maladie, handicap… Ces parents-là jonglent entre les soins, les rendez-vous, les démarches, les nuits à l’hôpital… et tout le reste de la vie de famille.

Aidants dès la naissance, et souvent invisibles

En France, 9,3 millions de personnes aident régulièrement un proche malade, âgé ou en situation de handicap (DREES, 2021). Parmi elles, des parents qui le deviennent dès la naissance de leur bébé.

Ce que l’on ne voit pas

  • Les nuits à l’hôpital et les allers-retours.
  • Les rendez-vous, les soins, les démarches.
  • Le travail mis entre parenthèses.
  • La culpabilité envers les aînés.
  • Le couple qui tient… comme il peut.
  • Et une fatigue dont on parle peu.

Être parent aidant, c’est un double rôle : parent, et soignant à la fois.

Des droits à connaître

  • Si ton enfant est gravement malade, handicapé ou accidenté : le congé de présence parentale, indemnisé par l’allocation journalière de présence parentale (AJPP). Elle est versée par la CAF ou la MSA, sans condition de ressources, sur certificat médical. Les détails sont sur service-public.gouv.fr.
  • En cas de handicap : la MDPH de ton département, notamment pour l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH).
  • À l’hôpital : l’assistante sociale du service t’aide à monter les dossiers. N’hésite pas à la demander, c’est ton droit.

Des lieux pour souffler

  • Parler : la ligne Avec nos proches, au 01 84 72 94 72, 7 jours sur 7 de 8 h à 22 h. C’est anonyme, et tu es écouté·e par des bénévoles qui ont été aidants eux aussi.
  • S’entourer : l’association Kemil et ses amis, créée par des parents pour les familles d’enfants malades ou en situation de handicap.
  • Et moi : je suis là aussi, si tu as besoin d’en parler.

Tu es un proche ? Comment les soutenir

  • Proposer du concret : un repas, une course, garder les aînés, conduire à un rendez-vous.
  • Prendre des nouvelles sans attendre qu’ils en donnent.
  • Écouter, sans comparer ni minimiser.
  • Penser aussi au deuxième parent.

Un petit geste compte.

À tous les parents qui veillent un peu plus fort que les autres : on vous voit. 💛

Cet article donne des repères généraux. Il ne remplace pas l'avis de ta sage-femme, de ton médecin ou de ton pharmacien.