Le CRAT : vérifier un médicament pendant la grossesse et l’allaitement

Un rhume, une migraine, un traitement de fond… et cette question qui tourne : « Est-ce que j’ai le droit de prendre ça ? » Enceinte ou allaitante, on a vite peur de mal faire. Alors soit on serre les dents, soit on arrête tout, par précaution.
Bonne nouvelle : en France, il existe un centre public et indépendant spécialisé dans les médicaments pendant la grossesse et l’allaitement. Il s’appelle le CRAT.
Le CRAT, c’est quoi ?
- CRAT, pour Centre de Référence sur les Agents Tératogènes.
- Public : une structure de l’AP-HP, à Paris, qui existe depuis 1975.
- Neutre : financé uniquement par des fonds publics, sans lien avec l’industrie pharmaceutique.
Ce qu’il étudie
« Tératogène », c’est ce qui peut provoquer une malformation chez le bébé à naître. Le CRAT étudie les effets :
- des médicaments et des vaccins ;
- des examens d’imagerie (radio, scanner…) ;
- des dépendances (tabac, alcool…).
Pendant la grossesse, l’allaitement… et même avant, côté futur papa.
Le bon réflexe
- Toujours : avant de prendre un médicament, même sans ordonnance, pose la question.
- Demande à ton médecin, ta sage-femme ou ton pharmacien de vérifier sur le CRAT.
- Si besoin, eux seuls peuvent contacter directement le CRAT pour étudier ta situation. Tu peux leur demander de le faire.
Les pièges à éviter
- Décider toute seule : ne jamais arrêter ni changer un traitement sans avis. C’est parfois plus risqué, pour toi comme pour bébé.
- Se fier à la notice : elle reste souvent très prudente. Un professionnel peut te donner un avis plus précis.
- Lire le site seule : lecrat.fr est écrit pour les professionnels de santé. Certaines informations peuvent inquiéter : fais-toi expliquer.
Et l’allaitement ?
« Je prends un médicament, donc j’arrête d’allaiter. » En vrai : pas forcément. Bien souvent, il existe un traitement compatible avec l’allaitement. Avant de sevrer, demande à ton médecin ou ton pharmacien de vérifier. On demande d’abord.
Pour d’autres idées reçues sur l’allaitement, lis aussi Allaitement : 5 idées reçues à oublier.
Cet article donne des repères généraux. Il ne remplace pas l'avis de ta sage-femme, de ton médecin ou de ton pharmacien.