Allaitement : 5 idées reçues à oublier

« Tu es sûre que tu as assez de lait ? » L’allaitement, tout le monde a un avis dessus. Et entre les conseils de la belle-mère, les forums et les copines, on finit parfois par ne plus savoir qui croire. Voici 5 idées reçues que j’entends très (très) souvent en accompagnement.
1. « Allaiter, ça doit faire mal. »
En vrai : un inconfort les premiers jours peut arriver. Mais une douleur qui dure n’est pas normale : c’est souvent la position ou la prise du sein qui demande un petit ajustement. Ajuster, pas subir.
2. « Je n’ai pas assez de lait. »
En vrai : c’est l’inquiétude n° 1, et pourtant la grande majorité des femmes produisent assez. Le lait se fabrique à la demande : plus bébé tète efficacement, plus tu en produis.
Les bons repères ? Les couches mouillées et la prise de poids. Pas la taille des seins, ni ce qui sort du tire-lait.
3. « Il tète tout le temps, mon lait ne doit pas être bon. »
En vrai : les tétées rapprochées sont normales, surtout le soir et pendant les pics de croissance. Bébé règle ta production… et cherche aussi du réconfort. Ton lait n’est jamais « pas assez bon ».
4. « Je suis malade, je dois arrêter. »
En vrai : rhume, grippe, gastro… dans la grande majorité des cas, on continue. Ton lait transmet même des anticorps à ton bébé.
Un médicament ? Demande à ton médecin ou ton pharmacien de vérifier sa compatibilité : ils peuvent s’appuyer sur le CRAT, le centre de référence sur les médicaments pendant la grossesse et l’allaitement. Je t’en parle dans cet article.
5. « L’allaitement, c’est l’affaire de la maman. »
En vrai : le soutien de l’entourage fait partie des clés d’un allaitement serein. Le ou la partenaire n’allaite pas… mais apporte l’eau, gère le reste et protège ton repos. Tout le monde s’y met.
Un doute, une douleur, une question ?
Facilitatrice d’allaitement, je t’accompagne chez toi ou au cabinet, avant la naissance pour t’y préparer, ou après pour trouver vos repères. Mon atelier allaitement comprend 3 jours de suivi et de soutien par SMS.
Et si une douleur persiste, si bébé prend peu de poids ou si tu es inquiète, parles-en aussi à ta sage-femme ou à ton médecin.
Cet article donne des repères généraux. Il ne remplace pas l'avis de ta sage-femme, de ton médecin ou de ton pharmacien.